
Lundi 12 novembre 2007, 14h 58
(heure nippone soit 7h58 ici).
En allant à Fabert, 14ème lycée de France avec mon camarade Mehl, je me suis retrouvé devant l'école maternelle des Coquelicots, 5872ème école de France, à déguster ce qu’on appelle un factice gâteau made in « Ed » (Alimentation à prix discount) du chaleureux nom de « mix max » (paix aux ingénieurs rémunérés à plein temps par l’entreprises « mix max » qui se trouvent dans l’obligeance de mentir sur leur profession aux sondages du Mickey Parade).
Pour le moment, tout va bien, puisqu’ayant un réveille de geek toujours à l’heure d’été je me suis réveillé ce jour là en retard (oui je flèche flemme de changer l’heure, pourquoi se mettre en heure d’hivers japonaise si dans 6 mois, on reviendra en heure d’été ? Pourquoi ouvrir ses volets le matin si le soir on se doit de les fermer ? Tant de question existentielle qui me taraude et me turlupine l’esprit ses derniers temps depuis jor 17 ans à peu près).
Par conséquence, j’ai du « petit déjeuner » sur le trajet de 1508 mètres qui sépare ma misérable demeure de mon piteux lycées (« OUI » j’ai que sa à faire de compter les mètres le matin, mais sachez, jeunes gentes minimes que lorsque notre ineffable se transforme en pensée vaseuse et néfaste, les poissons chats, eux au moins sont bien gardés, et « OUI » je sais, sa veut rien dire).
Mais lààà n’est pas le problème, OOOOOooh que non chers amis ! (le doss va arriver ne le précipitez pas).
Me voilà donc en train de marcher DEVANT le portail de l’école primaire, quand tout à coup, j’entends une voix disons « grumoteuse » me cracher un « azy passe-moi un bout de gâteau ! ». Je me retourne, et LA je vois celui qu’on appelle communément « Bouboule », un Kévin (ou Mickael) de 5 ans, un mètre carré, obèse au crane rasé, la terreur de son école car une tête de plus que ses autres camarades, mais néanmoins (comme dirait Cléopâtre) trois bites de moins que moi. Il est vrai que ce petit tas de merde peut profiter des 2 ou 3 années grand maxi où il sera respecté car d’ici 5 ans, il constituera ce qu’on appelle la risée du bas-peuple, vous savez, la victime qu’on ne pourra s’empêcher de croiser sans lui sortir un « salut Bouboule, sa roule ? ». Placé au centre de 2 potes, qui se sente plus pissé de trainer avec la « fripouille » du bahut, le voilà qui me fixe après avoir dégluti cette phrase qui peut paraître anodine mais que MOI, le grrrand Map, je conçois comme un menace directe.
Je m’arrête, observe la scène : une demi-vintquatrène de parents sont présents et attendent la sonnerie afin de lâcher leurs morbacs qui, entre nous, ne valent pas mieux qu’un pou de morpions de chromosome mongole d’un adolescent trisomique. Les morbacs sont aussi présents dans le plan de ma vision, petits, innocents, inoffensifs et inconscients de la dure réalité des choses. Tout le monde reste bloqué, et me regarde en mode « que va-t-il répondre ? », ou « va-t-il bien prendre l’agression sonore de Bouboule ou va-t-il mal prendre la pollution auditive de cet energumène microbien ? ». Le monde s’arrête de tournée pendant une seconde qui peut paraître ENORME, vous savez cette seconde qui vous semble durer une éternité, tout le monde me fixe et à ce moment précis ou la populace muette attend une réponse, oui , elle l’attend, et bien à ce moment PRECIS, je le regarde droit dans les yeux, je me tiens debout, fixe, face à lui,
ET LAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA JE LUI REPOND
« Et une patate dans ta gueule enculé »
La gratuité vaincra.
Les darons poussent alors des « pouah » de vulgarité matinale, une mascarade de soupirs connaît le jour sur le visage des adultes, le cœur des mioches s’est arrêté de battre mais je ne lâche pas le regard avec mon adversaire, histoire d’affirmer ce que j’ai dit. Je sais je sais j’aurais pu lui cracher un « et une bite dans ta bouche enculé » (qui aurait eu plus d’effet) avant de lui rétorquer un « t’est pas déjà assez gros comme ça, fils de rat ». Mais non, je me suis retenu, en espérant qu’ « une patate dans la gueule, ENCULE » suffirait. Et bien j’ai visé juste, Bouboule, choqué, n’a pas répondu.
Je lâche son regard, reprends la route avec Mehl et LAAAAAAAAAAAAA la sonnerie de l’école primaire des Coquelicots se fait entendre :
il est 8 heures du matin à Metz et dans toute la France,
...
et la gratuité à frappé.
ci joint, un extrait de épilogue dans cavapa:

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire